Saint-François en bref : situation, accès et repères
Saint-François ferme l'est de la Grande-Terre : la commune s'étend jusqu'à la Pointe des Châteaux, face à l'Atlantique. On y trouve un bourg, une marina, un golf et un port de pêche, et c'est de là que partent les bateaux vers La Désirade et Petite Terre. Voici sa situation, ses accès et les repères à connaître avant d'y aller.
Une commune à l'extrémité est
Saint-François occupe l'extrême sud-est de la Grande-Terre. Son territoire s'étend jusqu'à la Pointe des Châteaux, une péninsule qui avance dans l'océan Atlantique ; c'est cette pointe qui donne à la commune sa silhouette et l'essentiel de sa réputation.
Les distances routières publiées par la ville donnent la mesure de l'éloignement : environ 10 kilomètres jusqu'à Sainte-Anne, 11 kilomètres jusqu'au Moule, et 24 kilomètres jusqu'à Pointe-à-Pitre. Ce sont ces trajets qui organisent les journées sur place, plus que la distance à vol d'oiseau.
Arriver : la route et l'aérodrome
L'accès principal se fait par la route, depuis Pointe-à-Pitre en passant par Le Gosier et Sainte-Anne, ou depuis la côte nord par Le Moule. La commune est desservie par un aérodrome, ce qui permet des liaisons aériennes ponctuelles, notamment depuis les autres îles de l'archipel.
Pour une arrivée en voiture, deux précautions : la route est longue depuis l'aéroport international, et la circulation se densifie aux heures de pointe comme dans toute la périphérie de Pointe-à-Pitre. Prévoir large sur les horaires reste plus sûr que de compter sur un trajet fluide.
La marina, le bourg et la mer
La marina est le cœur nautique de la commune : pontons, bateaux de plaisance, services et restaurants. C'est aussi le point de départ des sorties en mer, et la ville présente la commune comme le point d'embarquement vers La Désirade et Petite Terre.
Autour du bourg, le port de pêche garde une activité professionnelle. La commune compte plusieurs plages, dont celles de la route touristique, comme l'anse des Rochers, que la ville cite parmi les accès au littoral. Le lagon, abrité, fait partie du paysage habituel de Saint-François.
La Pointe des Châteaux
La Pointe des Châteaux est l'extrémité est de la Grande-Terre, là où l'île affronte l'Atlantique. Le Conservatoire du littoral, qui a acquis le site, décrit un paysage né de la formation géologique et d'une couche sédimentaire calcaire, avec des falaises et une végétation adaptée : mapou gris, pourpier bord de mer, salines à palétuviers blancs.
Le site bénéficie des protections les plus fortes : forêt domaniale du littoral, classement au titre de la loi de 1930, et une Opération Grand Site destinée à tenir compte de la fréquentation touristique tout en mettant en place une gestion durable. Une convention a été signée entre la commune et le Conservatoire.
Plusieurs balades sont possibles en suivant le balisage. Depuis le sommet de la pointe de la Croix, on voit toute la Grande-Terre et, par temps dégagé, l'ensemble de la Guadeloupe. Le site accueille des oiseaux migrateurs, et deux espèces y nichent : le gravelot de Wilson et l'échasse d'Amérique.
Un peu d'histoire
La ville raconte l'histoire d'un quartier agricole devenu commune touristique. En 1790, le territoire comptait 4 570 habitants, libres et esclaves, et la canne à sucre alimentait 36 manufactures équipées d'une quarantaine de moulins. L'usine de Sainte-Marthe a pris ensuite un rôle croissant dans l'économie sucrière locale.
Après l'abolition de l'esclavage de 1848, les autorités ont cherché à maintenir la main-d'œuvre sur les habitations pour poursuivre la culture de la canne, avec l'immigration d'une population venue d'ailleurs. Malgré les grèves du début du XXe siècle et le cyclone de 1928, la commune s'est développée, avant de se tourner vers le tourisme après la Seconde Guerre mondiale.
Cette histoire explique la coexistence actuelle : des terres agricoles à l'ouest du territoire, un bourg tourné vers la pêche et la plaisance, et un littoral aménagé pour l'accueil. Saint-François n'est pas une station créée de toutes pièces, c'est une commune rurale qui a changé de fonction.
Ce qu'il faut retenir avant de partir
Trois contraintes structurent une visite : la distance depuis Pointe-à-Pitre, qui impose de partir tôt ; la dispersion des sites, entre bourg, marina, golf et pointe, qui demande un véhicule ; et le vent, constant sur la côte atlantique, qui rend l'ombre rare sur les sites naturels.
Pour les départs en mer vers La Désirade ou Petite Terre, les horaires et la billetterie se vérifient auprès des compagnies : ce sont des informations qui changent avec la saison, et le retour du soir fixe l'heure à laquelle il faut quitter l'île. Pour la Pointe des Châteaux, la visite se fait en journée, avec de l'eau et des chaussures fermées.